Les peintures de Toussaint apparaissent comme un labyrinthe de formes emboitées. Un ensemble de fragments en équilibre. Cette fragmentation se confronte à des chutes de couleurs créant ainsi des discordances à l'origine d'une approche rythmique du mouvement.

La légèreté et la spontanéité du geste qui retranscrit les éclats de couleurs ouvrent une fenêtre sur une dimension plus onirique de l'œuvre. Le spectateur est plongé dans une toile qui l'invite à explorer chaque recoin à travers une quête d'émotions ressenties et provoquées parfois par un simple détail.

L'artiste transmet alors un souffle de perceptions qui attire le regard sur une danse de couleurs qui apparaissent et disparaissent. Ainsi l'œuvre nous est présentée à la fois comme un ensemble et une individualité. Sa complexité témoigne d'une recherche de l'immensité dans le petit. Chaque élément présent dans l'œuvre, en partant de la forme la plus visible à la plus cachées, contribue à la symbiose globale du tableau.

La singularité de ces peintures réside donc dans l'ambivalence et le dualisme des couleurs et des lignes que l'on voit s'étendre dans un champ infini.

Mona-Daimallah-2020